Léa Cabon

La coiffure comme mode d’expression

 

 

Reportage et photographies noir et blanc

le 11 février 2019

 

A 20 ans en 2017, Léa Cabon est devenue championne du monde de coiffure. Une consécration. Avant de penser à son avenir, la Brestoise formée à Quimper veut maintenant découvrir le monde.

« Toute petite j’allais au salon de coiffure de ma mère à Plomeur. En fin de 3è, c’était évident, j’allais commencer mon CAP » se remémore-t-elle.

« L’envie d’évoluer techniquement… »

À 14 ans, Elle débute son apprentissage au CFA de Cuzon à Quimper. CAP, BEP et brevet de maîtrise, le plus haut diplôme professionnel s’enchaînent.

Elle y découvre la compétition. A Nantes en 2012 elle remporte une épreuve d’un concours d’apprenti. Et y prend goût. « Il m’a donné envie d’aller plus loin, d’en faire d’autres, d’aller chercher d’autres prix, d’autres médailles, d’évoluer techniquement ». Pas une obligation, « c’était en plus pour les jeunes qui le souhaitaient » précise-t-elle. Le CFA Cuzon, 130 apprenants dont 90 apprentis, n’est pas une machine à concours. Sa directrice, Magali Saouzanet, n’en accompagne pas moins ceux et celles qui veulent se lancer en compétition et créer les conditions du succès. Au point d’obtenir un palmarès unique en Bretagne.

Membre de l’équipe de France

En 2014, Léa Cabon remporte l’épreuve régionale des Olympiades des métiers à Brest, la médaille d’argent lors du concours national à Strasbourg. Elle intègre l’équipe de France. Changement de rythme. Et fin des 35 heures par semaine du lundi au vendredi. Avant les cours ou sa journée de travail, elle s’entraîne de 5 h à 8 h. Le soir de 20 h à minuit ou une heure du matin. « Mon papa est menuisier. Il m’avait installé un vrai salon de coiffure dans mon appartement ». Elle enchaîne aussi les week-end à Paris pour les entraînements avec l’équipe de France. « Nous étions quatre du CFA, on prenait le train ensemble ».

 

En 2017, toujours à Paris, Léa Cabon devient championne du monde en individuel et vice-championne par équipe. Ce sera sa dernière compétition dans ce monde où la coiffure française excelle dans le monde entier.

En partance pour la Chine

« J’étais arrivée au bout, j’ai eu envie de voir autre chose. Pendant quatre ans, je ne me suis consacrée qu’à la coiffure » dit-elle.

Beaucoup de sacrifices, pas de soirées, pas de sorties entre copines. La jeune femme ne regrette en rien son engagement. « Si c’était à refaire, je le referais sans hésiter. Les compétitions ont été un tremplin énorme. Elles m’ont fait vivre des expériences professionnelles et personnelles incomparables ».

Aujourd’hui Léa Cabon se donne le temps. Après avoir refusé une proposition à Londres, avoir été assistante manager d’un groupe quimpérois, elle est conseil et formatrice auprès des jeunes et des professionnels dans le Grand ouest et sillonne la France, donne des cours au CFA de Cuzon. En début d’année, elle a aussi intégré l’équipe de l’incontournable Raphaël Perrier, la référence française au palmarès inégalé, président de l’équipe de France de coiffure.

« A 23 ans, j’ai autre chose à vivre que de me figer quelque part. Dans un premier temps, j’ai envie de voyager, de voir d’autres cultures, d’autres visions de la coiffure » souhaite Léa Cabon. Vœu exaucé. Elle va prendre la direction de la Chine pendant six mois.

engagement. « Si c’était à refaire, je le referais sans hésiter. Les compétitions ont été un tremplin énorme. Elles m’ont fait vivre des expériences professionnelles et personnelles incomparables ».

Aujourd’hui Léa Cabon se donne le temps. Après avoir refusé une proposition à Londres, avoir été assistante manager d’un groupe quimpérois, elle est conseil et formatrice auprès des jeunes et des professionnels dans le Grand ouest et sillonne la France, donne des cours au CFA de Cuzon. En début d’année, elle a aussi intégré l’équipe de l’incontournable Raphaël Perrier, la référence française au palmarès inégalé, président de l’équipe de France de coiffure.